L'étrangère.

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L'étrangère.

Messagepar Milinia Del'Mer, Landolor » 04 Juin 2008, 01:44

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-Maman…?

Les mots de la jeune fille se perdirent dans les hurlements de citoyens. La plus part d’entre eux semblaient vouloir que tout aille plus vite, et d’autre de tout cesser, mais au bout du compte aucune des deux voies ne se firent entendre, laissant lenteur et continuité dans le spectacle. Le feu commença à s’étendre contre les retailles de branches empilés sous une jeune femme ligotée à un poteau, suppliant le feu du regard de cesser par une quelconque magie. Les applaudissements retentirent dans la citée, la vagabonde était finalement grillé, il ne restait que quelques ossements d’elle, très peu pour identifier qui elle était. Quelques gardes réprimèrent un haut de cœur, tandis qu’une petite blondinette, entassé dans la foule de gens fixait la scène sans réellement savoir ce qui s’y déroulait. La naïveté prit le dessus, quelques mots résonnaient en silence dans sa tête; elle reviendra, c’est un tour de magie, c’est toujours comme ça!

[…]

Enfermée entre quatre murs, Milinia fixait son reflet dans le miroir de la maquilleuse, plus critique que jamais. Sa chevelure avait poussée et s’étendait sur sa tête jusque dans le milieu de son dos, s’y laissant choir. Ses yeux teintés d’un fin bleu marin fixaient les traits de son visage, frêle, pâle, doux… Les lèvres mi ouverte laissait expirer parfois quelques soupires de lassitudes qui peinaient à sortir, étant seuls témoins de sa dramatisation, de sa solitude qui la berçait présentement. Quelques cris retentirent dans la maison, c’était encore l’unes de ses belles-mères qui venaient d’apprendre que son père l’avait trompée, au nombre de femmes qu’il trompait, ça en devenait ennuyant, ou plutôt, une sorte de routine familière, comme quoi les Del’Mer et les Tirius devait s’y faire de se faire traiter de catins, de coureur de jupons. La jeune blondinette simplement vêtue de sa nudité ne faisait pas abstraction à la règle, elle avait un nombre incalculable d’amants, tous plus fou et, ou, folle de sa beauté et de son caractère dit «amusant». Encore ce soir, elle était en couple avec un jeune marin, Mathieu Casmin. Homme ténébreux, viril et défendeur de ses idéologies, c’était le genre d’hommes qui plaisait à la jeune femme, et c’était aussi le genre d’homme à courir les jupes.

Le regard toujours rivé dans la glace, quelques gestes de tendresses s’abattirent sur son corps, quelques baisers dans son cou s’en suivirent, un autre homme allait seconder sa couche cette nuit, et seul son père pourrait en être témoins, s’il n’était trop saoul pour être témoins…

Quelques jours s’en suivirent et la jeune femme était à nouveau assise sur le banc, en face de la glace qui lui reprochait tout. Trop mince, les cheveux trop long, les lèvres trop minces, trop rosées, les yeux trop bleus, la peau trop pâle, chaque nuits qui précédait celle d’une tromperie était une nuit d’insomnie, une nuit à critiquer son apparence, mais jamais à critiquer ses actes…

[…]

Les pleurs et hurlement d’une jeune femme retentirent dans le campement pirate, démoralisant les rêves de certains, en réveillant d’autres. Couchée contre les fourrures froides et maintenant trempée d’un liquide mère, la jeune Del’Mer trouait la peau du bras de son amant avec les ongles de ses doigts tellement la douleur se faisait sentir. Des jurons sortirent en hurlements, des gémissements de douleurs et des coups aux personnes présentes se firent donner pour finalement laisser naître une petite fille, belle comme le jour.
-Minélia… souffla la mère avant de s’endormir. Un enfant née d’un amour sensuel, mutuel, un enfant grandit dans l’absence des deux parents, dans l’engueulade de ceux-ci, un enfant grandit pour devenir peu à peu une femme dans l’amour reconstitué des deux parents après quelques temps de trahisons qui, malgré les excuses, resteront gravés dans la tête de la jeune pirate…

[…]

Les hurlements retentirent encore une fois, pour une deuxième fois… Au bout de quelques heures, le bambin vit le jour dans une grotte souillé du sang de toutes les races et de leurs présences. Un deuxième enfant sans mariage, un deuxième enfant qui lui, vivra sans doute encore plus mal que le premier, un deuxième enfants, sombre héritier d’un homme qui, oh, héritier? Non, il en avait déjà un…

[…]

-Milinia! Répond moi, m’aimes-tu encore?

Amour? Que voulait réellement dire ce mot… Trahisons, coupure, vie simple et ennuyeuse, sentiment d’impuissance, pourquoi devait-elle dire oui à cette vie…? Pourquoi devait-elle se résigner à être ce qu’elle n’était pas, ou plutôt, être dans ce qu’elle ne voulait pas; une famille. La sienne avait été détruite, sa mère brûlée, son père mort de je-ne-sais-plus-quoi. Sa longue chevelure blonde était toujours aussi longue, dans le milieu de son dos, ses yeux marins contournés d’une fine couche de khôl appelaient langour et compassion, tandis que ses gestes demandaient une liberté qu’elle ne prenait pas tout de suite pour acquise.
-Répond moi, Milinia.
Son ton autoritaire la fit sortir de ses songes, portant la prunelle de ses yeux dans les siens d’un air désolé. Ce qui était simple pour retrouver cette liberté perdue il y a de cela nombreuses années, étaient de mentir, de cacher la vérité qui hantait son cœur, de la faire taire par tous les moyens possibles…
-Là, maintenant, non…
-Soit. Mathieu tourna les talons et sorti de la maison tout juste achetée, partant je-ne-sais-ou pour faire je-ne-sais-quoi.

Toujours droite, la jeune paysanne remonta son foulard un peu plus haut que son nez pour masquer les traits de son minois devenus triste. Elle vint clorent ses yeux pour cacher la rougeur de ceux-ci et vint joindre ses mains dans son dos pour ne pas montrer celles-ci trembler sous le regard interrogateur de Frederick et Auréline… « Reste forte… » Ne cessait de résonner dans sa tête, elle avait surmonter plus d’épreuves que ça et plus d’épreuves difficiles, mais… Était-ce réellement vrai? Si oui alors… Pourquoi sentait-elle son coeur se déchirer vraiment, tellement fort, pour la première fois de sa vie…?

[…]

-Yéééoooooh, capitaine, yéhoooooh capitaineee!
Chantonnant, bouteille de vin, à la main, compagnon de buverie à ses côtés, Milinia, trop orgueilleuse pour demander de l’aide préféra le cacher et boire, comme le font la plus part du monde après une peine d’amour. Toute fois, l’alcool endolorie le corps, ce sera plus facile de le martyriser, plus tard… Une 10en de bières dans le corps, une 10en de bouteilles de vin, une 20en de cruches de cidres et encore bien d’autres choses dans le corps, Milinia riait fort et pleurait silencieusement. Ses yeux s’ouvrirent, couchée contre Frederick, aussi saoul qu’elle dans la taverne. Non, ils n’étaient pas dans une chambre, non, ils n’étaient pas nus, ils ne s’étaient laissés emportés par l’envie et le désir que l’homme prend tant de volonté à acquérir. Toute fois, la jeune paysanne était tombée sur le bourgeois, faute de maladresse. Et par faute de chance, Auréline arriva dans la taverne, posant un œil critique sur la position des deux Landolors saouls. Suite à cette entrée et sortie, une autre entrée ce fit cette fois, plus brusque, celle de Mathieu.

Une lame entra fortement dans son dos, lui procurant gémissements et plaintes sous la douleur. Suite à ses mots, Casmin parla haut et fort, même si, ses paroles étaient peines perdues; Milinia était saoule.

-Je prends les enfants, ils n’ont pas besoin d’une sale traîner de mère comme toi, regarde ce que tu fais à ta meilleure amie, j’en parlerais au Clergé, ils seront de mon côté, ne tente rien, non, ne tente rien…
Quelques murmures s’élevèrent dans la taverne, entre autre un qu’aurait du entendre l’assassin? Oh, On pouvait le clarifier de ça, puisque le corps de la jeune Del’Mer s’était laissé choir sur le sol de la taverne, baignant dans son sang.
-Une femme triste n’est pas nécessairement catin, et je doutes que le clergé donne les enfants à cet assassin impulsif, je supposes qu’ils les reprendrons, plutôt…

Puis, le vide et noir total.

[…]

Simplement vêtue de sa nudité, Milinia releva la tête, couchée dans un lit, le haut de son corps enroulé dans des bandages et sur le sol, des bols remplis d’eau rougit par le sang, son sang. Cette demande de liberté lui avait presque coûtée la vie, mais en était-elle vraiment heureuse? Mathieu avait réagit comme ça sous la tristesse, la rage, elle le connaissait bien, elle était la seule capable de le calmer, de le ramener sur le droit chemin… toute fois, elle s’attendait à ce qu’il partage maintenant la couche de Sarah, comme il avait tant aimé le faire plus tôt dans ses années de corailleurs, pourtant, cela ne l’attristait pas, elle allait avoir une vrai vie, elle allait élever son fils, même si pour ça, elle doit envoyer son ancien fiancé sous les barreau, puisqu’il avait tenté un assassinat sur sa personne. Elle avait une maison, de l’or et maintenant un but, tout ce que lui, n’avait pas.

-Je vivrai, Ô croit moi, je vivrais très bien sans toi, sombre idiot…

Suite à ses mots, Milinia s’endormie, encore trop faible du à la buverie et l’attaque d’hier soir…
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